Que ce soit au bureau ou en voyages d’affaires, joindre l’utile à l’agréable en combinant les activités professionnelles (business) et les loisirs (leisure), est une perspective réjouissante. Mais il est important de respecter certaines règles.

De plus en plus de salarié·es prolongeraient leurs déplacements à des fins privées depuis la crise sanitaire. Selon une étude relayée par AirPlus, la part des voyages d’affaires ayant débuté un week-end – ce qui signifie qu’une partie du temps non professionnel a été allouée – s’élevait à 16,1% en 2022. Un chiffre en hausse par rapport à 2019, où la proportion était de 13,4%. Une étude d’Allied Market Research publiée en septembre 2023 estime même que le marché du «bleisure» pourrait plus que doubler à l’horizon 2032 et dépasser les 730 milliards de dollars.

Cette montée en puissance s’imposerait comme une réponse aux besoins des ressources humaines pour attirer les talents et garantir un bon équilibre aux salarié·es entre travail et bien-être.

Les entreprises ont été plutôt contraintes de s’y mettre dans une logique d’attraction, pour donner envie à des profils rares qui peuvent être exigeants en matière de condition de travail de rejoindre leur aventure.

Fortement influencées par le télétravail, cela leur permet aussi de fidéliser leurs talents et de proposer à leurs collaborateurs·trices qui peuvent travailler à distance tout en voyageant, de profiter d’un séjour dans un cadre différent du lieu de travail habituel.

Aurélie Judlin, Partner Consulting & Learning au sein du groupe Human & Work, partage son analyse sur le sujet pour Le Figaro.

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